Mardi 28 octobre 2014 2 28 /10 /Oct /2014 12:32

Douala. L’affrontement entamé dans un snack-bar au quartier Mambanda s’est achevé à l’hôpital de district de Bonassama, dimanche 26 octobre 2014.  

 

Une bagarre qui opposait militaires et « gros bras » dans un snack-bar au quartier Mambanda à Bonabéri a terminé en affrontement entre les deux camps à l’hôpital de district de Bonassama, où les blessés ont été conduits. Selon les infirmiers de garde dans la nuit du samedi au dimanche 26 octobre 2014, tout a commencé lorsque deux des militaires blessés ont été admis dans la formation sanitaire vers 1h. Un des hommes en tenue présentait un traumatisme crânien. Il a été interné dans le bloc Petite chirurgie et soins intensifs (Pcsi). Son compagnon d’arme, blessé au bras, patientait à l’extérieur de la salle. Il y a été rejoint par un groupe de cinq « gros bras » qui transportaient les siens, blessés.

Armés de machettes et de couteaux, les jeunes hommes ont voulu en découdre avec le militaire. Il a pris la fuite. « Il s’est caché dans le bureau du Major du bloc opératoire. Il y a saccagé des choses en essayant de grimper au plafond. Les autres militaires barricadaient l’entrée du bloc Petite chirurgie et soins intensifs», raconte un infirmier de garde. Les « gros bras » sont repartis avec leurs blessés. Les infirmiers indiquent que les malades, pris de peur, se sont enfermés dans les salles pendant les troubles. Les policiers du commissariat central n°3 et les gendarmes de la brigade territoriale de Bonaberi 1, établis à une dizaine de mètres de l’hôpital, ont été alerté par les vigiles. Ils ne descendront sur les lieux qu’autour de 4h30, bien après le départ des gros bras.

« Le matériel qu’on a emprunté à la pharmacie de l’hôpital pour prendre soin des militaires n’a pas été payé. Les militaires ont plutôt menacé les infirmiers lorsque ceux-ci ont demandé qu’ils aillent acheter des gants », confie une source à l’hôpital de district de Bonassama. Le reporter a appris que le chef d’escadron des militaires est arrivé lundi 27 octobre autour de 6h30, à bord d’une ambulance. Il a signé une reconnaissance de dette pour le matériel médical utilisé. Il a ensuite conduit les hommes en tenue à l’hôpital militaire de région n°2, à Bonanjo.

Des habitants du quartier Mambanda indiquent que la bagarre a débuté dans un snack-bar samedi soir, où des militaires en tenue consommaient de la bière. Un des hommes en tenue a invité une jeune fille à danser avec lui. Celle-ci s’y est opposée et l’a repoussé. Les « gros bras » qui assurent la sécurité dans le débit de boissons sont allés à la rescousse de la dame, lorsque le militaire a voulu s’en prendre à elle, a –t-on appris.

Mathias Mouendé Ngamo

Par Mathias Mouendé Ngamo - Communauté : blogueur africains
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Lundi 27 octobre 2014 1 27 /10 /Oct /2014 15:59

 Rendez-vous manqué. Le montage et la compilation de la vidéo qui devait être présentée en avant-première vendredi à Douala n’avaient pas été achevés. Des cinéphiles, déçus, crient à l'arnaque. 

 

Affiche-du-film-Le-blanc-d-Eyenga-2.jpg « C’est une grosse arnaque ! ». La jeune dame qui prononce cette parole dans la salle de spectacle de Douala-Bercy est dans tous ses états. Venue ce vendredi 24 octobre 2014 pour assister à l’avant-première du film « Le blanc d’Eyenga 2 », elle en repart déçue. Les autres cinéphiles n’affichent pas le grand sourire. Ils quittent la salle, le pas alerte. Des jurons et des injures fusent de toutes parts. Les téléspectateurs mécontents déplorent le fait qu’ils ont déboursé la somme de 10 000 F. Cfa pour s’arracher le billet d’entrée et n’ont eu droit qu’à la diffusion d’une partie du film. « J’ai acheté deux billets à raison de 20 000 F. Cfa. Et j’ai eu pour mon compte. Il s’agit d’une escroquerie bien organisée », fulmine Denis Nkwebo, rédacteur-en-chef adjoint du quotidien Le Jour.

« Le disque original est en studio. Il sera là d’un moment à l’autre. Veuillez patienter un peu. Pour ceux qui veulent rentrer, veuillez inscrire vos coordonnées sur les fiches des hôtesses et un Dvd vous sera expédié gratuitement», a relevé le présentateur de la soirée à la fin de la projection. Une source proche de l’équipe de tournage du film « Le blanc d’Eyenga 2 » explique que le disque tant attendu se trouvait encore dans un studio de production qui devait assurer le montage et la compilation des scènes tournées au Cameroun et en France. Le Dvd devait être livré à Douala-Bercy autour de 19h, pour ensuite être projeté à 20h. « Mais le disque est arrivé à minuit, quand tout le monde avait déjà libéré la salle », indique notre source. Elle relève aussi que le bout de vidéo qui a été projetée est en fait « un pré-montage des séquences de Paris pour gagner du temps en attendant que le disque original soit livré dans les minutes qui suivaient». Mais en vain. On a appris qu’une autre séance de projection sera organisée à Douala avant le rendez-vous de Yaoundé prévu le 02 novembre prochain à l’hôtel Hilton.    

«Où est le film ? » 

La soirée de vendredi avait commencé sur des notes de piano de l’artiste Armand Biyag. Lorsque le présentateur a annoncé la montée sur le podium du comédien Marcus, des éclats de voix se sont fait entendre. «On n’est pas à un concert ici. On est venu regarder le film. Où est le film ? », s’est écrié un homme dans le public. Les téléspectateurs, au milieu desquels des enseignants d’université, des artistes et autres « Vip » ont plutôt eu droit à ce moment-là, au « Making Off » du film de Thierry Ntamack. Au bout de 30 minutes de diffusion de cette vidéo, les cinéphiles qui commençaient à perdre patience ont scandé en chœur : « Le film, le film, le film ! ». Mais ils devront encore attendre une dizaine de minutes. Et, enfin, une partie du film, ou du moins le pré-montage des séquences de Paris.

On remarquera à travers les séquences visionnées, que l’actrice principale qui joue le rôle d’Eyenga a été remplacée. « La comédienne qui joue le rôle d’Eyenga dans ‘’Le blanc d’Eyenga 1’’ n’a pas obtenu le visa lorsque nous allions poursuivre le tournage en France », a expliqué le réalisateur Thierry Ntamack, dans une interview accordée à un magazine. Dans le « Making Off », il vante les prouesses de la nouvelle comédienne qu’il présente comme « la révélation du film ». La collecte de fonds prévue après la projection du vendredi afin « d’obtenir une bourse permettant de produire rapidement un autre film », n’a plus eu lieu.      

Mathias Mouendé Ngamo 

 

 

 

Par Mathias Mouendé Ngamo
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Mardi 21 octobre 2014 2 21 /10 /Oct /2014 14:14

Spectacle. La chanteuse a présenté son premier album « Suglu Ning » vendredi 10 octobre 2014, à l’Institut français de Douala.

 

Douala--vendredi-10-octobre-2014.-Nicole-Obele-sur-la-scen.jpgLorsque Nicole Obele apparait sur la scène de l’institut français de Douala vendredi 10 octobre 2014, toutes les lumières sont tamisées. Il y a en fond sonore des gazouillements d’oiseaux. L’artiste est là ce soir pour présenter son premier album «Sughu Ning » (l’école de la vie), devant un public qu’elle connait bien à en juger par des salutations personnelles qu’elle dédie à quelques invités dans la salle. Mais tout n’est pas gagné d’avance. Nicole aura des efforts à fournir pour conquérir les spectateurs venus à sa découverte. Elle entame sa prestation dans un registre mélancolique, avec les chansons Motanayo, Maboya et Thank You. Les textes parlent de séparation et de puissance invisible. Les sons de guitare et piano prédominent. Dans l’orchestre constitué de sept musiciens et trois choeuristes, on retrouve trois guitaristes et deux pianistes. La scène est saturée, de l’avis d’un metteur en scène.   

Le quatrième titre interprété sous un fond de bikutsi est tout aussi mélancolique. La chanson est une dédicace à la fille de Nicole Obele, Nelly Phania, décédée il y a quelques années. Le cri de douleur d’une mère meurtrie retient l’attention du public. Nicole Obele est comme traversée par une onde de choc. Elle a les yeux fermés, comme pour cacher ses larmes. Quand elle les ouvre, elle fixe le plancher et quelques rares fois les spectateurs qui compatissent à son chagrin. A la fin de la chanson, l’artiste est toujours sous le coup de l’émotion. Elle reste calme. La salle lui redonne espoir en scandant son nom. Elle se reprend. Le partage d'émotions avec le public se limite à l'interprétation de cette chanson.

« Utilise ta basse ! »

Nicole Obele chante en bassa en ewondo, en fufuldé et en anglais, dans une voix qui n’est visiblement pas la sienne. Par moment, une voix un peu grave, plus chargée d’émotions s’impose. Mais la chanteuse la camouffle aussitôt et revient à la première voix. « Nicole utilise ta basse !!! », crie à tue-tête une dame dans le public. Elle a sans doute constaté que l’artiste touche bien plus les cœurs en chantant avec cette voix qu’elle combat. Rien n’y fait. Nicole Obele garde son registre vocal. Elle interprète d’autres chansons de son album sorti en 2013, sous la direction artistique du bassiste Etienne Mbappè. La chanteuse parle de la vie en communauté et fustige certaines pratiques. Elle rend un hommage à l’orchestre de l’université de Ngaoundéré. C’est dans ce chef-lieu de la région de l’Adamaoua qu’elle remporte en 1999, l’Epi d’or dans la catégorie Musique moderne au festival universitaire des arts et de la culture. Elle est en outre lauréate du concours national de la chanson Mützig en 2002.  

 Mathias Mouendé Ngamo

Par Mathias Mouendé Ngamo
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Mardi 21 octobre 2014 2 21 /10 /Oct /2014 13:48

Circulation. C’est le bilan des accidents de la route enregistrés dans « le triangle de la mort » Douala-Yaoundé-Bafoussam.  

 

Accident-a-Missole.-Une-vue-de-la-Hiace.jpg« Sur 1,3 millions de décès enregistrés dans le monde chaque année à la suite des accidents de la route, 20% le sont sur le continent africain qui ne possède pourtant que 2% du parc automobile. Pour la seule année de 2012, environ 4500 victimes d’accidents de la circulation ont été recensés au Cameroun, dont 895 morts ». Richard Lowe, le Pdg d’Activa Cameroun qui relève ces statistiques, indique que le coût de ces accidents est évalué à 1,5% du Produit intérieur brut (Pib). Selon les spécialistes de la prévention routière au Cameroun, le « triangle de la mort » (Douala-Yaoundé-Bafoussam), qui compte le plus de victimes, enregistre environ 100 morts chaque mois. Parmi les types d’accidents les plus récurrents dans cet axe, on évoque des cas de collisions frontales, des collisions par l’arrière et des carambolages. L’année 2010 est présentée comme la plus meurtrière avec 3269 accidents corporels, soit une augmentation de l’ordre de 23% par rapport à l’année 2009.

Quelques initiatives sont prises au Cameroun pour réduire les dégâts. Dans la région du Sud-Ouest par exemple, des contrôleurs de la circulation ont été déployés à Limbé et Buea. « Ces jeunes hommes en chasubles aident les usagers vulnérables, tels les écoliers, à traverser la route lorsqu’il y a des embouteillages. Nous avons aussi institué des clubs de sécurité routière dans certaines écoles dans le Sud-Ouest», explique Edwin Achimba, le président de la Cameroon Road Safety Foundation (Carosaf). Mais les actions engagées sur le terrain par les Ong et les associations connaissent quelques limites liées à l’état de la dégradation des routes, au mauvais état des véhicules et au comportement de certains usagers. N’importe, « il faut promouvoir la culture du secours et sensibiliser sur la sécurité routière afin de réduire les accidents de la route, première cause de mortalité au Cameroun», martèle Bruno Olierhoek, l’administrateur général de Nestlé Cameroun. Le groupe qu’il dirige a organisé à cet effet à Douala, du 14 au 15 octobre 2014, un séminaire sur la sécurité routière. Les travaux s’articulaient autour du thème « partageons la route ».

Mathias Mouendé Ngamo

Par Mathias Mouendé Ngamo - Communauté : blogueur africains
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Vendredi 10 octobre 2014 5 10 /10 /Oct /2014 17:42

 

Douala. Une vingtaine de performances artistiques a meublé la visite guidée des bureaux de ce lieu de promotion de la culture.  

 

Il est 18h30 ce samedi 04 octobre 2014. Des curieux ont pris d’assaut l’entrée du bâtiment abritant l’Institut français de Douala. Ils ont formé un cercle en pleine chaussée sur le boulevard de la Liberté, au quartier Akwa. Au centre de ce regroupement, quatre danseurs mobilisent les attentions. La musique accompagne les mouvements des adeptes de la danse contemporaine. D’autres gestuelles sont plus énergiques. Vingt minutes plus tard, les spectateurs, venus assister à la première édition de « La nuit blanche » au Cameroun, se dirigent vers la salle de spectacle. Ici, un groupe de 40 jeunes vêtus de noir, les accueille. Une lumière tamisée éclaire la scène. Une voix s’élève au milieu de tous. Les jeunes effectuent quelques pas de danse, puis débarrassent le plancher.

Place au painting show. Les spectateurs sont invités sur scène pour apporter du leur dans la finition de la toile. Tout ce foisonnement de couleurs chaudes et froides reflète l’incivisme, le désordre urbain et la prostitution qui caractérisent la ville de Douala. L’œuvre « collective » illustre d’une autre manière la vidéo intitulée « Regards urbains croisés» projetée pendant la performance. En arrière-scène, un conteur déclame. Ses messages appellent la jeunesse à une prise de conscience et au culte de l’effort. «Chacun doit choisir son chemin de croix», crie le conteur. Et voici la danse qui reprend droit de cité sur le podium. Cette fois-ci, la danse de rue est à l’honneur. Le Crew constitué de quatre danseurs, dont une jeune fille, exécutent différentes chorégraphies. Elles empruntent au Break dance, à la Tectonique, au Juste debout et au Rock’n Roll. La mise en scène illustre la vie du ghetto avec ses brigands, ses filles de joie, ses coins chauds.     

Autre arrêt, la médiathèque de l’Institut français. Des clowns en spectacle arrachent du sourire aux tout-petits et égayent les adultes. En montant les escaliers, on rencontre le plasticien Stéphane Eloundou en pleine création devant une toile. Une vingtaine d’autres projets meuble la visite guidée dans les bureaux du Campus France, du café de France, entre autres lieux. « La nuit blanche » s’achève autour de minuit. Et le prochain rendez-vous, désormais annuel au Cameroun, est pris pour 2015.  

Mathias Mouendé Ngamo

Par Mathias Mouendé Ngamo
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