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Douala, 17 mai 2015. Des représentants des 29 familles à expulser à Pk8 posent avec des responsables du Fne.
Douala, 17 mai 2015. Des représentants des 29 familles à expulser à Pk8 posent avec des responsables du Fne.

Le terrain sur lequel elles sont installées depuis plus de 15 ans a été rétrocédé au Fonds national de l’emploi.

29 familles se retrouveront bientôt sans-abri au quartier Pk8 dans l’arrondissement de Douala 3ème au Cameroun. Le terrain de 4000m² sur lequel elles sont installées depuis plus de 15 ans, propriété de la Cameroon Telecommunication (Camtel), a été rétrocédé au Fonds national de l’emploi (Fne) qui doit y installer une nouvelle agence. Les habitants ont ainsi été sommés de quitter les lieux. Ils disposent de trois mois de préavis, soit jusqu’au 16 août 2015, pour trouver de nouveaux logements. Faute de quoi, les autorités compétentes seront saisies pour procéder à un déguerpissement de force, apprend-on. « On ne saurait occuper un terrain sans droit ni titre. Si les populations ne respectent pas le préavis, des mesures seront prises pour les contraindre », a expliqué Solange Ngono, responsable du Bureau d’appui au développement local, à la sous-préfecture de Douala 3ème.

Selon Colette Bimaï, directrice de l’agence Fne de Bassa, la négociation pour l’obtention de cet espace est né à la suite de l’agrandissement de l’effectif de ses employés et le désir « d’atteindre mieux la mission de lutte contre le chômage au Cameroun ». Le nouveau site acquis servait de magasin de stockage à la Camtel. Il doit subir un réaménagement qui est prévu s’achever avant la fin d’année 2015. La responsable de l’agence Fne de Bassa relève que les négociations ont duré deux ans. La Camtel et le Fne ont dû faire face à la résistance des occupants qui disaient ne savoir où trouver refuge. Les entreprises publiques ont alors octroyé une indemnité de 300 000 F. Cfa à chacune des familles pour faciliter leur relogement. «Nous allons partir. Nous avons été préparés. Mais ça ne sera pas facile, car nous avons vécu plusieurs années sans connaitre de bail », a déclaré Daniel Ewandjo, un des futurs déguerpis. Cet agent de sécurité habitait avec son épouse et ses cinq enfants.

Mathias Mouendé Ngamo

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