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Le non respect de l’accord signé par les responsables du journal dans la nuit du dimanche 23 avril 2017 impliquera une reconduction du mot d’ordre de grève.

Les employés du quotidien à capitaux privés Le Messager devront passer à la caisse au plus tard mercredi 26 avril 2017 pour entrer en possession d’un mois d’arriérés de salaire. Ils recevront une autre paie équivalente à un autre mois d’arriérés, à la mi-mai. C’est le fruit d’une grève entamée par les journalistes de cet organe de presse le dimanche 23 avril 2017 au siège de la direction générale, à Douala au Cameroun. Même si les employés n’ont pas encore obtenu totalement gain de cause, ils ont néanmoins pu décrocher un accord signé tard dans la nuit autour de minuit, entre le personnel et les responsables de l’entreprise, en présence des membres du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc). Ledit accord indique qu’une Assemblée générale doit être convoquée le 15 mai prochain. Le document stipule en outre qu’aucun employé ne doit faire l’objet de licenciement avant le paiement complet des 13 mois d’arriérés de salaires réclamés par le personnel.

Le travail a donc repris timidement lundi au siège du quotidien Le Messager, où la tension était très vive la veille, après l’arrestation de deux employés par la police. Les hommes en tenue, armes aux poings, ont fait irruption dans la salle de rédaction du Messager autour de 16h dimanche. Ils ont embarqué Joseph Olinga, le délégué du personnel et Rodrigue Kaleumeni, l’infographiste. Les autres journalistes ont rejoint les siens à bord des deux véhicules de la police, en solidarité. Les auditions se sont déroulées au commissariat de sécurité publique du 1er arrondissement de Douala jusqu’à 21h30. De retour à la rédaction, un accord a pu être trouvé après 2h30 min de discussions. Le débrayage a été suspendu. Mais l’arrangement prévoit cependant la reprise de la grève si une seule des clauses venait à ne pas être respectée, a-t-on appris. Les employés du premier quotidien privé national du Cameroun y veillent.

Mathias Mouendé Ngamo

 

 

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