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Douala. Olivier Bankoui, le présumé contrefacteur, est en exploitation à la brigade territoriale de Ndogbong depuis le 9 janvier 2013.

Douala-11-janvier-2013.-Des-livres-contrefaits-entasses-de.jpg24 393 livres contrefaits ont été saisis à Douala le 9 janvier 2013 par les gendarmes de la brigade territoriale de Ndogbong, en présence des responsables des éditions Classiques africaines. A en croire une source à la gendarmerie, les manuels étaient stockés dans trois pièces d’un domicile à quatre compartiments situé au quartier Nkololoun, dans l’arrondissement de Douala 2ème. Olivier Bankoui, le présumé contrefacteur, a été interpellé et conduit au poste de gendarmerie. Son exploitation permettra aux forces de l’ordre de démanteler tout le réseau de circulation des « faux » ouvrages. Jusqu’ici, rien n’a filtré de l’audition d’Olivier Bankoui. Les bouquins saisis ont été entassés dans la grande cour de la brigade territoriale de Ndogbong. L’inventaire de la cargaison a eu lieu vendredi 11 janvier 2013.

Douala-11-janvier-2013.-Des-livres-contrefaits-ent-copie-1.jpgParmi les bouquins saisis, on retrouve des livres de littératures, des ouvrages scolaires et pratiques de différentes maisons d’édition. Il y a dans le tas, des dictionnaires, des livres sur le code de procédure pénal, des livres de grammaire espagnole, d’histoire, entre autres. « Il y a aussi de la contrefaçon de presse à travers la reproduction de mots mêlés. Tous ces livres sont contrefaits tant au niveau du contenant que du contenu », indique Sylvain Mbassi, responsable du département librairie à Messagerie et presse du Cameroun (Messapresse). Rien n’a encore été décidé sur le sort réservé aux ouvrages saisis. « Les enquêtes se poursuivent encore. On n’en sait pas plus», tranche le responsable du département librairie de Messapresse.

Cette saisie de livres contrefaits intervient à la suite d’un guet-apens monté par les responsables des éditions Classiques africaines, un partenaire de Messapresse. « Les responsables de Classiques africaines suivaient cette piste depuis longtemps. On savait déjà que le fief de la contrefaçon était basé à Nkololoun », relève Sylvain Mbassi. Il note qu’il s’agit, cette fois, de la première grande prise de livres contrefaits. Et rappelle que la société Messapresse est lancée depuis quelques temps dans une lutte acharnée contre la piraterie.

Mathias Mouendé Ngamo

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