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Douala. Après l’incendie qui a ravagé la société le 2 mars 2013, ils ont été invités à passer à la caisse percevoir les salaires de février.  

Douala--13-mars-2013.-Une-vue-des-decombres-de-la-Nouvelle.jpgTreize jours après l’incendie qui a ravagé la Nouvelle parfumerie Gandour à Bonabéri dans l’arrondissement de Douala 4ème, des colonnes de fumée s’élèvent encore des ruines de l’usine de fabrication de produits cosmétiques. Ce mercredi 13 mars 2013, deux hommes filtrent les entrées au niveau du grand portail. « Il n’y a aucun responsable de la société sur place pour répondre à vos questions. Que viendront t-ils faire ici d’ailleurs ? », lance un monsieur de la guérite. A travers une ouverture, on entrevoit des jeunes gens à l’intérieur de la société. Tuyaux d’eau et raclettes en main, ils s’activent à nettoyer la surface du sol. Une odeur nauséabonde se dégage des lieux, probablement issue du mélange de substances contenues dans les bouteilles de produits calcinées. « Non ! Vous ne pouvez pas prendre une photo. C’est interdit », avertit notre homme. Les dégâts de l’incendie du 2 mars 2013 sont observables depuis un couloir qui mène dans un quartier. L’appareil photo du reporter crépite. Et un autre homme réagit aussitôt. «Ne filmez plus. Toute personne qui s’arrête là, même pour regarder, je la chasse. Je suis le gardien de la société. Je suis dans mon rôle qui est d’assurer la sécurité de la société », menace t-il.      

Qu’en est t-il des quelques 600 employés, dont une centaine de temporaires, qui travaillaient dans la Nouvelle parfumerie Gandour? Le Jour a appris au niveau de la guérite que les ouvriers ont cessé de défiler sur les lieux. Une note de service de la direction datée du 6 mars 2013 indique l’arrêt « jusqu’à nouvel ordre » de l’activité de production. Il est en outre demandé à tous les employés permanents de se faire enregistrer auprès des services de sécurité, où ils doivent laisser adresses et numéros de téléphone. Une autre notre de service signée de Chaabi Ali, le directeur technique et production, relève que les salaires du mois de février 2013 sont disponibles. « Les employés percevant leur salaire par virement bancaire devront comme par le passé se rapprocher de leur banque », indique le document administratif. Quant aux employés qui percevaient leurs salaires en espèces, le mot de la direction informe qu’ils peuvent passer devant les caisses de l’agence Sgbc de Bonabéri depuis le 9 mars dernier, munis de leur bulletin de paie et de leur Carte nationale d’identité (Cni). Le Jour n’a pas pu rencontrer un responsable de la société, ni des employés, pour se rassurer de l’effectivité de la paie et du devenir de l’entreprise.

Mathias Mouendé Ngamo  

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