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Difficultés. Le cout élevé du transport des marchandises et d’autres écueils ne facilitent pas les échanges sur le corridor Douala-Bangui-Ndjamena.

 

camions-citernes-tchadiens

Selon Stéphane Garnier, leader sectoriel en développement durable à la banque mondiale, le coût du transport des marchandises sur le corridor Douala-Bangui-Ndjamena est encore élevé. Il est évalué à 21 centimes de dollars (environ 105 F. Cfa) par tonne et par kilomètre (Km). En Afrique de l’Est et de l’Ouest par contre, ce coût est évalué à 8 centimes de dollars (près de 40 F. Cfa) par tonne et par km. En Afrique australe, il est de 5 centimes (environ 25 F. Cfa). Le responsable de la banque mondiale relève que 98% des transits tchadiens et centrafricains empruntent ce corridor. D’autres écueils entravent le bon déroulement des transports et du transit en zone Cemac. Il y a notamment, le fait que des chauffeurs s’arrêtent chaque fois en cours du trajet, « à cause des tracasseries policières ou pour chercher femme». Toute chose qui, selon les experts  en transport, occasionne souvent un retard de livraison de deux à trois semaines.

« Il y a une responsabilité partagée entre l’Etat et ceux qui sont chargés du transit dans les corridors », a relevé Etoundi Oyono, Dg du Port autonome de Douala (Pad). L’encombrement du port de Douala constitue en outre un problème dans la facilitation des transports et du transit dans la sous région. Les quais sont occupés à 100% tout le temps, apprend-on. Ce qui oblige les navires à attendre au niveau de la bouée de base. Pour Etoundi Oyono, « le port est à l’étroit. C’est un port qui date de l’époque coloniale, et qui avait pour objectif de permettre aux colonisateurs d’amener sa marchandise et de prendre ce qu’il voulait des colonies pour envoyer à la métropole. Ca été conçu dans une perspective singulière. Vers les années 70, le port a connu une augmentation des quais et aujourd’hui il est étouffé parce que la taille des navires et des cargaisons s’agrandissent. Il faut initier des travaux d’agrandissement du Port», propose Etoundi Oyono.    

A côté de ces écueils, Louis Paul Motazé, secrétaire au premier ministère, a relevé que les procédures applicables dans le processus du commerce extérieur ne sont pas cohérentes. Il a aussi noté que les multiples intervenants administratifs dans la chaine de transport l’ont pervertie. « Des pratiques anormales entravent le processus du commerce extérieur dans la sous région », a-t-il déploré. Il s’exprimait ainsi mardi 04 février 2014 à Douala, lors de l’ouverture de la 2ème édition de la semaine de facilitation des transports et du transit en zone Cemac.

Mesures 

Quelques avancées sont cependant relevées dans le processus de dématérialisation des procédures du commerce extérieur. Sur les 36 procédures à dématérialiser au Guichet unique et du commerce extérieur (Guce) par exemple, une quinzaine de procédures dématérialisées sont déjà opérationnelles. « En 2013, plus de 500 milliards de F. Cfa de paiement ont été effectués à travers la plateforme électronique du Guichet unique», a indiqué Isidore Biyiha, directeur général du Guce. Entre autres facilités, il y a le transfert électronique du manifeste, la réduction des délais de passage. Les experts en transport et transit réunis à Douala ont évalué les résolutions de la première édition de la semaine de facilitation des transports et du transit en zone Cemac tenue en 2012.  Ils vont en outre trouver des voies et moyens pour l’accélération des processus de dématérialisation des procédures du commerce extérieur en zone Cemac. Louis Paul Motaze a promis déjà, la mise en place des magasins de dédouanement au delà de la rive de la Dibamba, la mise en œuvre d’une bonne gestion des risques, notamment.

Mathias Mouendé Ngamo

 

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