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Réglementation. L’opération conduite par le sous-préfet vise les associations religieuses non autorisées et les églises accusées de nuisances sonores.

Douala-10-janvier-2013.-Une-eglise-scellee-au-quartier-Ng.jpgDepuis le 26 décembre 2012, une « guerre » est ouverte dans l’arrondissement de Douala 1er contre les églises non autorisées. Dans le même sillage, les lieux de culte accusés de nuisances sonores et autre tapage nocturne sont également visés. A cet effet, une commission a été mise sur pied par le sous-préfet, Jean-Marc Ekoa Mbarga, le 20 décembre 2012. Elle est constituée du sous-préfet, d’un de ses collaborateurs comme rapporteur, du commissaire spécial de Douala 1er et du commissaire de sécurité publique d’arrondissement territorialement compétent. D’après la note de service N°09/NS/C 19/01/SP du 20 décembre 2012, ladite commission est chargée « du contrôle systématique des églises dûment autorisées conformément à la loi. La commission procèdera à la pose de scellées sur toute confession religieuse évoluant en marge de la réglementation ». En date du 10 janvier 2013, 27 églises dites « réveillées » ont déjà été scellées dans l’arrondissement de Douala 1er. La commission a sévi dans les quartiers Bonatéki et Bonabassem à Deïdo, à Essengué et au lieu-dit Ngodi, au quartier Akwa.    

A Ngodi, au moins quatre maisons de culte ont été fermées. A l’ « Apostolic Prophétic Tabernacle International », les prières se faisaient dans un ancien magasin. Après les scellés, les fidèles de ce lieu de culte établi là il y a près de deux mois, ont continué les prières dans la grande cour qui sert de voie de passage aux habitants du quartier. « The Apostolic Church du Cameroun » située à quelques mètres de ce lieu de culte reste fermée. A l’ «Assemblée chrétienne », on est plutôt confiant. Un des fidèles rencontré par le reporter indique que tout va pour le mieux. « Ca va. C’est réglé. On va ouvrir la semaine prochaine », lance t-il, l’air pressé et méfiant. A en croire le sous-préfet de Douala 1er, il ne s’agit pas en effet d’un acharnement contre une obédience religieuse, mais du respect de la réglementation et de la discipline. « Si une église ne dispose pas d’autorisation, elle est scellée. Si une église est reconnue et fait de la nuisance sonore, elle peut toujours être scellée », précise Jean-Marc Ekoa Mbarga.   

4 églises rouvertes

Depuis le début de l’opération, les services de la sous-préfecture de Douala 1er reçoivent quotidiennement des responsables d’églises scellées. Quatre desdites églises ont été descellées quelques jours après le passage de la commission. Le sous-préfet explique cette situation par le fait que lors de la descente de la commission, des responsables de maisons de culte détenteurs des autorisations exigées ne se trouvaient pas sur place. « Après présentation de l’autorisation, les scellés sont levés », explique le sous-préfet. Il relève que seules 47 associations religieuses sont reconnues par la présidence de la République sur toute l’étendue du territoire nationale. Un comité va siéger afin d’examiner le cas de certaines associations religieuses qui avaient déjà déposé des dossiers auprès du Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Minatd), en vue de l’obtention d’une autorisation. « La tolérance administrative peut être appliquée dans ce cas de figure », confie un membre de la commission.

Mathias Mouendé Ngamo 

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