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Injustice. Des avocats et des défenseurs des droits de l’homme affirment qu’ils n’ont pas pu rencontrer huit « activistes » interpellés le 22 février dernier à Yaoundé.

images.jpgAucune communication n’a jusqu’ici été possible entre les huit « activistes » interpellés le 22 février dernier à Yaoundé et les membres de leurs familles. Des avocats et le conseil du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (Redhac) affirment qu’ils n’ont pas pu obtenir le dossier de poursuite, ni identifier les personnes arrêtées. Les avocats ont cependant appris, de sources proches du dossier, que Billy Batipé et Cyprien Olinga, membres de l’Addec, Abba Aboubakar et Michel Bouba, responsables de partis politiques, Patrick Nyamsi, Urbain Essomba, Bruno Dibonji et Aimé Adoueme ont été déférés devant le parquet du tribunal de grande instance du Mfoundi le 9 mars dernier. Les avocats ont appris de source policière que les personnes interpellées sont accusées « d’appel à la rébellion et atteinte à la sécurité de l’Etat ». Selon eux, certains « activistes » distribuaient des tracts lors de leur interpellation.D'autres l'ont été à leur domicile.

Lors d’une conférence de presse organisée au siège de la Redhac à Douala jeudi dernier, les défenseurs des droits de l’homme ont dénoncé la privation de liberté et le non respect de la loi, et ont affirmé que les arrestations ont été faites de manière arbitraire. «Quoiqu’ils aient commis, ils ont droit aux visites », a rappelé Me Jules Binyom, avocat au barreau. Le Redhac demande au gouvernement camerounais, au Conseil des droits de l’homme de l’Onu et à la commission africaine des droits de l’homme de faciliter la communication des avocats, parents et organisations  avec les personnes arrêtées.

Mathias Mouendé Ngamo

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