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Déguerpissement. Les domiciles et commerces détruits étaient établis sur un terrain litigieux au quartier Deïdo-Bonatéki à Douala.

 

Deux familles sont désormais sans abris au lieu-dit Total Bonatéki, au quartier Deïdo à Douala. Les occupants ont été expulsés de force, et leurs domiciles détruits. D’après les témoignages des victimes, une délégation constituée de près de 50 gendarmes et de gros bras est arrivée à Bonatéki jeudi 11 juillet 2013, vers 12 heures. Armés de massues et autres objets lourds, les gros bras ont démoli deux maisons construites en matériaux provisoires. Quatre commerces établis devant les bâtisses ont également été détruits. Les forces du maintien de l’ordre ont encadré toute l’opération des casses. « Nous n’avons pas été notifiés d’une telle opération. Nous avons tous été surpris de voir les gendarmes», a indiqué Arnaud Théodore Edimo, un des sinistrés. 

Des habitants de Bonatéki relèvent que le site où a eu lieu les démolitions jeudi est un terrain litigieux. Il s’étend sur une superficie de près de 344 m 2. Une plaque accrochée sur un poteau électrique devant les débris des domiciles détruits porte l’inscription : « Attention terrain familial ancestral, n’est pas à vendre ». Un déguerpi explique que le litige foncier remonte à 1980. Un certain Victor Tabe aurait entamé cette année-là, une procédure en vue de l’obtention d’un titre foncier à Bonatéki. La procédure a abouti en 2008. Des habitants de Bonatéki qui se revendiquent la propriété dudit terrain ont aussitôt intenté une action en justice. « Le Tribunal de première instance (Tpi) de Bonanjo a donné gain de cause à Victor Tabe. La Cour d’appel a confirmé le verdict du Tpi le 12 juin dernier. Mais nous avions encore le temps pour nous pourvoir en cassation. Nous avons été surpris du déguerpissement de ce jour», s’est plaint un notable de Bonatéki.

Mathias Mouendé Ngamo

 

  

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