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Nécrologie. Le journaliste, responsable de la rubrique « Société » du quotidien Le Messager, est décédé mercredi 16 janvier 2013 à Douala.

Etame-Kouoh-de-son-vivant-jpgLa dernière fois qu’Albert Honoré Etame Kouoh s’est rendu à la rédaction du quotidien Le Messager de Douala où il travaille, c’était le 2 janvier 2013. Tout n’allait pas pour le mieux. Le journaliste regagne son domicile. Quelques jours plus tard, il fait des vomissements. Du sang s’écoule de ses narines. Vendredi 11 janvier 2013, il est conduit de toute urgence à l’hôpital de district de Deïdo. Après des soins, Etame Kouoh retrouve un peu de gaité. Il est confiant. Il annonce même à ses collègues qu’il reprendra du service, peut-être, mercredi 16 janvier 2013. Ce jour-là, c’est plutôt la nouvelle du décès du journaliste qui arrive à la direction générale du quotidien à capitaux privés située à la Rue des écoles au quartier Akwa. Le reporter a cassé sa plume tôt vers 5 heures. Sa dépouille a été déposée à la morgue de l’hôpital de la garnison militaire à Bonanjo.

Au siège du journal Le Messager, on confie qu’Etame Kouoh, quelques mois plus tôt, avait présenté des signes de maladie. « Il disait perdre progressivement l’usage de son bras droit et son pied droit », indique Blaise Pascal Dassie, son collègue. L’atmosphère à la rédaction ce mercredi 16 janvier est lourde. Les confrères défilent à tour de rôle pour s’enquérir des circonstances du décès. Chacun y va de son commentaire sur la philosophie de vie du reporter. Pour Frederick Boungou, le rédacteur en chef du quotidien Le Messager, « C’est un coup dur. C’est un journaliste de terrain que Le Messager perd. On le voyait rarement à la rédaction parce qu’il était toujours sur le terrain. Il pouvait écrire cinq articles en un seul jour. Il était jovial, moqueur et faisait rire les filles ». A en croire les collègues du disparu, il était difficile de savoir quand Etame Kouoh était fâché. Il vivait sa vie. Il n’était pas un grand fan de facebook. Mais sur son mur, il avait inscrit en citation favorite : « La vie est belle. Sachons profiter d'elle sans se détruire. Il y a un temps pour tout ».

Celui que les collègues appelaient affectueusement « Le maudit » ou "le maître du Vaudou" était le responsable de la rubrique « Société » du quotidien Le Messager. Il intègre cette publication le 10 décembre 2010. Deux ans plus tôt, il officiait du côté du journal Aurore Plus. Il a en outre fait carrière dans l’enseignement. Il a dispensé des cours de français au collège polyvalent de Bali et au collège Esao . Né le 1er août 1971, Etame Kouoh a clôturé son cycle secondaire au lycée classique d’Edéa. Titulaire d’une licence en philosophie obtenue à l’université de Douala, le reporter a célébré son mariage il y a sept mois environ. Il laisse une femme et quatre enfants.

Mathias Mouendé Ngamo 

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