Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Répression. Les conducteurs des véhicules-deux-roues voulaient organiser une réunion samedi 9 juin 2012 au stade annexe du stade Omnisport.

Des motos taximen de Douala, près de 300, n’ont pas pu tenir une réunion comme prévu samedi 9 juin 2012 au stade annexe du stade Omnisport de Bépanda. Les conducteurs des véhicules-deux-roues arrivés près du site du rendez-vous autour de 8h30 minutes ont amené leurs collègues à rejoindre le mouvement, en les empêchant de transporter des passagers. La police, visiblement informée à l’avance de ce regroupement, avait déjà pris position sur les lieux. Les manifestants ont été dispersés à l’aide de gaz lacrymogène et de jets d’eau de camions antiémeutes. Ils ont été pourchassés jusque dans leurs retranchements dans le quartier Bépanda. Des habitants indiquent que des conducteurs de motos ont été brutalisés pendant la répression des forces de l’ordre. Une vingtaine de mototaxis a en outre été saisie par la gendarmerie. Le calme revenu, la police a interdit tout regroupement dans les principaux carrefours de Bépanda. Une centaine de policiers de l’Equipe spéciale d’intervention rapide (Esir) et quelques gendarmes ont monté la garde au stade annexe du stade Omnisport de Douala jusque tard dans la soirée. Le camion antiémeute n’est pas retourné à la base.

A en croire Hilaire Nzouakeu, président du collectif des motos taximen de Douala, la réunion prévue samedi 9 juin 2012 à Bépanda s’inscrivait en prélude à l’interdiction de circuler des véhicules-deux-roues dans certaines zones de la ville dès le 12 juin 2012. Il était donc question, indique t-il, d’élaborer un plan d’action « en réponse à la répression annoncée ». Le rassemblement de samedi faisait ainsi partir d’une longue série d’activités qui devrait prendre fin à la date butoir de mardi 12 juin 2012. « Nous sommes actuellement entrain de préparer une lettre ouverte au public pour demander l’annulation pure et simple du décret du premier ministre de 2008 », a confié un des leaders de regroupements de motos taximen.  

Mathias Mouendé Ngamo

Partager cet article

Repost 0