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Préparatifs. L’édition 2012 du festival est prévue pour le mois de novembre prochain à Edéa.

 

Douala-26-mai-2012.-Le-bureau-executif-de-l-Actem-lors-de-.JPGRedynamiser les différentes coordinations du Mpo’o. C’est ce qui convient de retenir de la deuxième réunion ordinaire du bureau de l’Assemblée coutumière et traditionnelle des Elog Mpo’o (Actem) tenue le 26 mai 2012 à Douala. Le but de la rencontre était de préparer le Conseil qui se tient le 16 juin 2012. La tenue dudit Conseil marquera le lancement de l’édition 2012 du Mpo’o. L’évènement est prévu pour le mois de novembre prochain à Edéa. A quelques mois du festival, les responsables des différentes commissions ont marqué un temps d’arrêt pour faire un « check up » de la vie du Mpo’o dans les différentes coordinations et bureaux de cantons.

Si à Yaoundé le bilan des activités est apprécié, ce n’est pas le cas dans d’autres coordinations, Kribi et Douala, notamment. « Douala a été frappé par un laxisme du président sortant », déplore Isaac Ebanda Songuè, le secrétaire exécutif de l’Actem. Le manque de dynamisme dans certaines coordinations n’a pas été sans incidence sur la vie du Mpo’o. Joseph Dim du clan Mbang (à kondjock) et délégué aux activités culturelles de l’Actem n’a pas encore rendu sa feuille de route pour l’organisation de l’édition 2012 du festival. Il confie que son clan a passé les deux dernières mandatures, soit six années, hors de l’Actem. Pour cause, « Il y avait des hommes dont les objectifs ne cadraient pas avec l’Actem. Nous avons vu une nouvelle gestion cette année, avec des dirigeants qui font des descentes dans les cantons pour convaincre. C’est ce qui nous a fait revenir », déclare t-il.

Relance

 Le bureau exécutif de l’Actem rassure que des initiatives seront prises pour la relance des activités dans les coordinations qui trainent encore le pas. Pour le cas du laxisme dans la coordination de Douala, Isaac Ebanda Songuè rassure qu’une réunion sera convoquée par le bureau exécutif de l’Actem d’ici le mois de juillet, pour y remédier. Des descentes sur le terrain pour discuter avec les responsables des différents cantons et les présenter la charte de l’Elog Mpo’o sont programmés. « L’Elog Mpo’o souffre également d’une crise de confiance. Il faut convaincre. Les gens veulent voir des réalisations. Nous voulons construire le siège du Mpo’o à Edéa. Le travail revient aux coordinations », relève Merveille Eding Batta, délégué chargé du suivi et de la relance des coordinations de l’Actem.

Les origines

Le Mpo’o est né dans les années 1948. C’est un regroupement des fils et filles Mpo’o de 14 clans, repartis dans 14 cantons. Ils sont représentés dans les régions du Littoral, du Centre et du Sud. Ils s’expriment en langue « Ati ». La dénomination de Bakoko leur est attribuée pour désigner « ceux qui vivent sur du sable ». La célébration du festival qui se tient tous les ans est l’occasion de faire des retrouvailles et de procéder aux rites et initiations. « On faisait des scarifications sur la poitrine pendant les manifestations. C’était un signe distinctif. Aujourd’hui avec la modernité ce n’est plus obligatoire. L’initiation est volontaire », indique un fils Mpo’o.

Mathias Mouendé Ngamo

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