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Douala. Des journalistes se sont mobilisés à Bonanjo samedi 03 mai 2014, pour commémorer la journée internationale de la liberté de la presse.

 

Douala--le-03-mai-2014.-Des-journalistes-manifestent-a-la-.jpgVêtus pour la plupart de vêtements de couleur noire, les journalistes en service dans la région du Littoral ont pris d’assaut la Place du Gouvernement à Bonanjo, samedi 03 mai 2014. Une quarantaine au total, ils ont entonné d’une seule voix l’hymne syndicale en se tenant les mains. Les hommes de médias se mobilisaient ainsi à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse. Les responsables du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc), organisateurs de ce rassemblement, ont indiqué en début de manifestation qu’un tel évènement a pour but de défendre la liberté d’expression et la liberté de presse en tant que droits fondamentaux.

Dans sa déclaration de circonstance, Denis Nkwebo, le vice-président national du Snjc, a constaté que l’environnement social des médias se détériore de plus en plus. « La censure administrative a changé de visage et se cache sous le manteau d’un Conseil national de la Communication taillé sur mesure, au service d’un homme. Les journalistes ont mal à leur salaire. Certains n’y ont même pas droit », a-t-il affirmé. Il a en outre décrié les intimidations et menaces dont sont victimes les journalistes. En illustration, Xavier Messè, directeur de publication du quotidien Mutations, et son collaborateur Nicolas Vounsia, ont été activement recherchés par les services de la Police judiciaire du Littoral en mai 2013, après la publication d’un article. Il y a aussi eu, en novembre 2013, la suspension pour une période de trois mois, du journal Ouest Littoral et The Guardian Post pour « atteinte à la déontologie professionnelle ».

17 journalistes et blogueurs en prison en Ethiopie

Douala--03-mai-2014.-Des-journalistes-manifestent-a-la-Pla.jpgLe vice-président du Snjc a terminé son propos en promettant que le syndicat va entreprendre dans les prochains jours, une série de manifestation pour l’application totale et sans réserve de la convention collective.  La présidente du Cameroon People Party (Cpp), Edith Kah Walla, a rejoint le mouvement à la Place du Gouvernement peu avant la fin de la cérémonie. L’ancienne candidate à la présidence de la République a indiqué qu’elle a tenu à prendre part à cette activité qui porte sur des questions de défense de libertés. Les journalistes se sont séparés avec à l’esprit la situation de leur confrères en Ethiopie, où dix-sept journalistes, dont six blogueurs, sont emprisonnés dans le cadre de l’exercice de leur fonction.

Mathias Mouendé Ngamo 

 

 

 

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