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Douala. Les habitants dénoncent de nouvelles casses entreprises, en vue de la construction d’un drain sur le Boulevard de la République.

 

Douala, le 18 février 2014. Un camion anti émeutes garé

La circulation a été perturbée ce jeudi 27 février 2014 sur le boulevard de la République au quartier Bépanda, dans l’arrondissement de Douala 5ème. Les manifestants ont pris d'assaut la chaussée peu avant 5 h. Les forces de l'ordre descendues sur le terrain ont dispersé la foule à l'aide de gaz lacrymogène. La circulation a été rétablie autour de 8 heures. Les pandores sont restés sur les lieux pour monter la garde.

C’est la phase 2 d’une manifestation entamée mardi 18 février 2014.  Les manifestants dénoncent ainsi les nouvelles casses entreprises sur le chantier du prolongement nord du boulevard de la République, en vue de la construction d’un drain. Pour exprimer leur ras-le-bol, les grévistes ont gravé l’essentiel de leurs revendications sur des pancartes. On pouvait y lire : « Trop c’est trop. Arrêtez les casses », « Arrêtez le massacre », « Sos Mr le président. Nous sommes délaissés à nous-mêmes. Aidez-nous ».

Le sous -préfet de Douala 5ème, Jean-Marie Tchakui, arrivé sur le site de la manifestation a expliqué qu' "on ne peut pas faire un  ouvrage de cette importance sans libérer les drains. Il y a des mécontents. La commission va les recenser et on verra ce qu'il y a lieu de faire". L'autorité administrative a par ailleurs fustigé l'occupation de la voie publique par les manifestants. "La voie publique ne doit être bloquée en aucun cas. J'en appelé au sens de responsabilité de ces populations. Qu'elles ne soient pas manipulées. Nous ne tolérerons plus que les gens viennent perturber l'avancement de ce chantier que suit personnellement le chef de l’Etat », a menacé le sous-préfet.

Acte 1

Mardi 18 février 2018, les habitants de Bépanda avaient observé un mouvement d'humeur similaire. Ce jour-là, la circulation a été bloquée pendant près de trois heures. Les habitants, une centaine environ, ont investi la chaussée autour de 4h30. Ils ont barré la voie à l’aide de poteaux, de tables et autres objets lourds. Les policiers du commissariat de sécurité publique du 9ème arrondissement et ceux du commissariat central n°1 sont descendus sur les lieux autour de 5 h. Les négociations avec les manifestants sont restées vaines. Les éléments de l’Equipe spéciale d’intervention rapide (Esir), arrivés en renfort, armes aux poings, ont repoussé les manifestations. Ils ont rétabli la circulation et ont confisqué une des pancartes. Les habitants ont indiqué à l’autorité administrative ce jour-là, que lors des premières casses sur le site, ils n’avaient pas été avertis du passage futur d’un drain. « Les gens du Génie militaire nous ont dit que les personnes qui seront déguerpies pour le passage du drain ne seront pas dédommagées », déplore Serges Nkwembou, un riverain.

Les populations affirment que les nouvelles casses en vue du passage du drain ont été entamées dimanche 16 février 2014. Sur le site des casses à Bépanda depuis ce jour-là, des ouvriers du Génie militaire sont à l’œuvre. Des buses sont entreposées sur le sol.

Mathias Mouendé Ngamo



 



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