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Douala. L’homme en tenue qui a fait quatre blessés vendredi 18 janvier 2013 est gardé à vue à la brigade de recherche de Bonabéri.

Douala--samedi-19-janvier-2013.-Une-vue-du-lieu-de-la-fusil.jpgUn militaire a ouvert le feu sur des élèves à Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala 4ème, vendredi 18 janvier 2013, faisant quatre blessés. Lucas Ekani, âgé de 15 ans et élève en classe de 3ème au lycée bilingue de Bonabéri, a reçu une balle dans les côtes alors qu’il regagnait le domicile familial. Il a été conduit à l’hôpital Adlucem, puis transféré à l’hôpital Laquintinie. Jusqu’à dimanche 20 janvier 2013, il était toujours plongé dans le coma, au bloc réanimation. « Il a passé huit heures d’opération vendredi et a déjà reçu huit poches de sang. La balle a perforé son foi », raconte émue Appolonie E., la maman de la victime. Les autres blessés, David Edimo, 15 ans, élève au lycée bilingue de Bonabéri, Jean Ebongue, 20 ans, élève au collège classique de Bonabéri et Soulé, vendeur de chaussures près du lieu de la fusillade, ont été conduits au bloc Petite chirurgie et soins intensifs (Pcsi) de l’hôpital de district de Bonassama. D’après le rapport médical, au moment de leur admission les patients présentaient des plaies profondes du bras et du pied. Ils ont reçu des pansements et ont rejoint leur domicile dans la soirée.

D’après les témoignages, la scène s’est déroulée dans l’après midi de vendredi, aux environs de 15h30 minutes. Des élèves et des badauds étaient amassés près d’une agence de transfert d’argent située en face du lycée bilingue de Bonabéri. Ils assistaient à une bagarre. Le militaire en faction devant l’agence de transfert d’argent a sommé la foule de déguerpir les lieux, menaçant de son arme. « Le militaire a voulu les intimider en disant que si vous ne bougez pas je vais tirer. Mais les élèves lui ont plutôt demandé si son arme était chargée », raconte un libraire établie près du lycée bilingue. « Le militaire repoussait les gens. Après  a compris une détonation », affirme un témoin. La foule s’est dispersée.

Après le forfait, le militaire s’est enfermé à l’intérieur de l’agence de transfert d’argent. Des élèves et passants voulaient en découdre avec lui. Armés de bâtons et autres projectiles, les élèves ont tenté de défoncer la porte de la société. Gendarmes et policiers alertés, sont aussitôt arrivés sur les lieux. Le militaire, encadré par les forces de l’ordre, a été embarqué dans un véhicule de la gendarmerie. Une source à la gendarmerie indique que l’homme en tenue a été placé en garde à vue à la brigade de recherche de Bonabéri. « Ce n’était pas un geste volontaire. C’est un accident. Le tir est parti tout seul. Le militaire aurait pu être lui-même blessé », explique notre source. Soulé et Jean Ebongue ont été entendus vendredi à la compagnie de Bonabéri, qui a ouvert une enquête.

Mathias Mouendé Ngamo

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