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Douala. Une vingtaine de performances artistiques a meublé la visite guidée des bureaux de ce lieu de promotion de la culture.  

 

Il est 18h30 ce samedi 04 octobre 2014. Des curieux ont pris d’assaut l’entrée du bâtiment abritant l’Institut français de Douala. Ils ont formé un cercle en pleine chaussée sur le boulevard de la Liberté, au quartier Akwa. Au centre de ce regroupement, quatre danseurs mobilisent les attentions. La musique accompagne les mouvements des adeptes de la danse contemporaine. D’autres gestuelles sont plus énergiques. Vingt minutes plus tard, les spectateurs, venus assister à la première édition de « La nuit blanche » au Cameroun, se dirigent vers la salle de spectacle. Ici, un groupe de 40 jeunes vêtus de noir, les accueille. Une lumière tamisée éclaire la scène. Une voix s’élève au milieu de tous. Les jeunes effectuent quelques pas de danse, puis débarrassent le plancher.

Place au painting show. Les spectateurs sont invités sur scène pour apporter du leur dans la finition de la toile. Tout ce foisonnement de couleurs chaudes et froides reflète l’incivisme, le désordre urbain et la prostitution qui caractérisent la ville de Douala. L’œuvre « collective » illustre d’une autre manière la vidéo intitulée « Regards urbains croisés» projetée pendant la performance. En arrière-scène, un conteur déclame. Ses messages appellent la jeunesse à une prise de conscience et au culte de l’effort. «Chacun doit choisir son chemin de croix», crie le conteur. Et voici la danse qui reprend droit de cité sur le podium. Cette fois-ci, la danse de rue est à l’honneur. Le Crew constitué de quatre danseurs, dont une jeune fille, exécutent différentes chorégraphies. Elles empruntent au Break dance, à la Tectonique, au Juste debout et au Rock’n Roll. La mise en scène illustre la vie du ghetto avec ses brigands, ses filles de joie, ses coins chauds.     

Autre arrêt, la médiathèque de l’Institut français. Des clowns en spectacle arrachent du sourire aux tout-petits et égayent les adultes. En montant les escaliers, on rencontre le plasticien Stéphane Eloundou en pleine création devant une toile. Une vingtaine d’autres projets meuble la visite guidée dans les bureaux du Campus France, du café de France, entre autres lieux. « La nuit blanche » s’achève autour de minuit. Et le prochain rendez-vous, désormais annuel au Cameroun, est pris pour 2015.  

Mathias Mouendé Ngamo

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