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Wilfried Séyi.
Wilfried Séyi.

Le porte-étendard de la Cameroon Team parle son expérience aux J.o. de Rio et des problèmes rencontrés par ses collègues.

Comment vous sentez-vous à la fin de ces jeux olympiques de Rio ?

C’est vrai, les jeux sont finis. Je suis un peu déçu parce que je n’ai pas pu gagner une médaille là-bas. Je ne vais pas me décourager. Je vais continuer à travailler et Dieu merci déjà, nous sommes retournés en Afrique dans de bonnes conditions. Nous allons continuer de travailler pour faire mieux la prochaine fois.

Vous représentiez l’espoir de la Team Cameroun. Qu’est ce qui n’a pas marché pour vous à Rio?

Pendant mes combats de boxe, je n’étais pas vraiment en forme comme d’habitude. J’ai eu des problèmes de filaires qui ont commencé avant la compétition. Je suis allé en clinique, on m’a prescrit des médicaments. A part ça, je n’étais pas aussi au mieux de ma forme. Mais j’ai donné le meilleur de moi et j’ai remporté le premier combat. Au deuxième combat en 8ème de finale, je n’avais pas tous mes moyens. J’ai été battu.

Quel était votre état d’esprit lorsque vous êtes tombé en 8ème de finale ?

J’étais déçu. Je savais qu’on comptait beaucoup sur moi et en tant que porte-étendard je ne devais pas tomber à ce niveau. Mais tout le monde a vu. Je me suis battu. Je n’ai pas perdu comme quelqu’un qui n’a rien donné. La plupart de mes collègues avait déjà aligné des défaites lorsque je devais livrer mon premier combat. Il fallait que je gagne ce combat pour essayer de remotiver mes gars. Donc j’avais la pression. Au deuxième combat aussi. Mais à ce stade de la compétition, j’ai sous-estimé mon adversaire parce que je me suis dit que c’est déjà gagné d’avance car je suis champion d’Afrique. Mais je ne savais pas que lui aussi était un champion. Je ne l’avais jamais vu, ni rencontré à une compétition africaine. J’ai appris après le combat qu’il était vice-champion du monde. Si je l’avais su plus tôt, j’aurai été plus vigilent.

Comment avez-vous apprécié l’organisation de ces jeux ?

Oui, il y a eu des problèmes. On ne récupérait pas assez au niveau des vitamines et de certains produits. Ca n’a pas empêché qu’on se batte pour essayer d’être au Top. Dommage, mais prochainement je ferai mieux en ce qui me concerne. Il y a aussi eu un problème de primes. Il y a un collègue Hassan Ndam, qui a formulé ses revendications dans les réseaux sociaux. Il y a aussi eu le problème de préparation. Après la qualification, on nous avait dit qu’on devait aller en stage. Nous avons attendu. Du temps s’est écoulé et on ne nous avait pas donné de date fixe. On ne travaillait donc pas à fond. On faisait juste de la mise en forme en attendant le stage. Hélas, nous y sommes finalement allés à un mois de la compétition.

Comment vous préparez-vous pour les compétitions futures?

J’ai eu certains contacts à Rio. Je ne veux pas encore viré dans le domaine professionnel parce que je suis un peu jeune. Je vais essayer de postuler à la World Boxing, avec six rounds, en restant toujours amateur. C’est par là que je vais continuer en poursuivant aussi mes études. Pour la préparation des Jeux Olympiques de 2020, ça va dépendre des encadreurs. S’ils vont m’octroyer une bourse ou me faire faire des stages. Mais personnellement, je vais me battre pour continuer à travailler même si c’est hors du pays.

Propos recueillis par Mathias Mouendé Ngamo, à Lomé au Togo

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