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L’artiste musicien parle des projets qu’il veut réaliser à l’occasion de l’anniversaire de ses 45 ans de carrière musicale.  

 

Andre-Marie-Tala.jpgQuels souvenirs gardez-vous de vos 45 ans de carrière musicale ?

Je me souviens lors d’un concert, une dame est montée sur scène et m’a donnée son bébé dans les bras. Bien sure j’ai bien pris soin de lui rendre après. Au Togo, j’ai été membre du jury d’un concours. Au moment de partir pour Abidjan, j’ai décidé d’emprunter un bus. Un groupe de filles a débarqué. Elles se sont mises à pleurer pour que je chante pour elles. Finalement j’ai pu les amadouer et je suis parti. Je me souviens aussi qu’une fois, le président ivoirien Houphouët Boigny m’a demandé de ne pas prendre la route, et m’a proposé d’emprunter son avion personnel. Chaque fois où quelqu’un a fredonné mes chansons à Paris ou dans les rues d’un pays, j’en ai gardé de beaux souvenirs. Mais je n’ai pas encore atteint le sommet de ma carrière. Je ne peux pas voir ce sommet, même si j’enlève mes lunettes. Il est encore plu haut. J’ai trois enfants au conservatoire. C’est avec eux que le sommet sera atteint.

Vous annoncez un projet de création d’une école de musique…

Lorsque nous avons commencé la musique à l’époque, on était des autodidactes. On s’est entouré de livres de musique. Quand j’étais à « La Paillotte » à Bafoussam, je travaillais jusqu’à 18 heures par jour. Je ne dormais presque pas. Aujourd’hui je veux créer un Centre d’étude de promotion artistique et culturelle (Cepac). Et dans ce centre, il y aura une école de musique, des enseignements de danse, de théâtre. Il y aura une boite de nuit et un musée des instruments traditionnels. Je veux ouvrir cette école de musique parce que j’ai pris conscience que ce serrait un travail inachevé que de quitter la scène sans donner l’occasion aux jeunes de commencer l’apprentissage de musique par le commencement. Si les jeunes commencent par le conservatoire, ce serait un grand bien pour la musique camerounaise et africaine. Là j’aurai le sentiment d’un travail complet. Mon deuxième projet baptisé « Apia », est un centre où on va enseigner le braille aux malvoyants et non-voyants. Certains de ces handicapés se sentent souvent mal à l’aise et se suicident. Ce sont des personnes comme tout le monde. Il y a beaucoup de non-voyants qui font plein de bonnes choses dans le monde. Il y aura dans ce centre, une bibliothèque audio, où les apprenants pourront écouter des livres. Les projets vont coûter un peu plus de 200 millions F. Cfa.  

Propos recueillis par Mathias Mouendé Ngamo

 

 

 

 

 

 

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