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Crise ivoirienne. Près de 200 conducteurs de moto ont fait le tour de certains quartiers de Douala, mardi, pour protester contre les bombardements français en Libye et en Côte d’Ivoire.

 

Douala-le-4-avril-2011.-Des-bendskineurs-etaient-nombreux-.jpgLa crise post électorale en Côte d’Ivoire et les frappes des troupes de l’Otan en Libye, joue aussi ses prolongations dans la capitale économique du Cameroun, Douala. Mardi 5 avril 2011, des colonnes de conducteurs de moto ont arpenté les principales rues et avenues de la ville côtière, pour protester contre l’ingérence de la France et de la communauté internationale en Côte d’Ivoire et en Libye. Selon des témoins, les manifestants, à bord de motos, sifflaient et klaxonnaient. Attirant ce faisant, à leur passage, l’attention des populations et commerçants installés le long de leur trajectoire. Ils brandissaient également des pancartes hostiles à la communauté internationale, et particulièrement, à la France. « Trop c’est trop. On en a marre », « L’Afrique est indépendante depuis 50 ans et n’a pas besoin de la France »,  « Ouattara démon, Gbagbo patriote », « Sarkozy bandit, va gérer la France et laisse l’Afrique tranquille »,…Tels sont autant de messages que des témoins approchés ont pu lire sur ces pancartes.

Les conducteurs de moto ont manifesté de façon sporadique. Comme en témoigne Collins Y. « Nous avons manifesté devant l’immeuble abritant la chaîne de télévision Ltm à Bali vers 11 h, pour exiger la paix en Afrique, et rien d’autre. Nous n’avons pas fait de casse, ni barré la route », s’explique-t-il. Collins, la trentaine, affirme que le mouvement a commencé devant l’immeuble abritant la radio Equinoxe, au lieu dit Mobil Banakouamouang. II affirme que les manifestants, évalués à environ deux cents, ont été surpris devant le siège de Canal 2 International, à Bonapriso,  par des policiers du Groupement mobile d’intervention (Gmi) n° 2. « Ils nous ont arrosés à l’eau et nous ont dispersés à l’aide du gaz lacrymogène », déplore le moto-taximan. Le Jour a appris que le ministre de la communication, Issa Tchiroma Bakary, a appelé les responsables des chaînes de télévision locales pour leur demander de ne pas diffuser les images de ces mouvements d’humeur.   

Mathias Mouendé Ngamo

et Théodore Tchopa  (Le Jour)

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